IMMIGRATION

IMMIGRATION
La question de l'immigration est un sujet qui intéresse, préoccupe, interroge l'opinion publique. En effet, cette affaire s'est invitée dans l'actualité Française vers la fin des années 70, après les premiers chocs pétroliers et les premiers grands bouleversements de l'économie mondiale. Ce que l'on a appelé « la crise économique » qui était en fait le début d'une gigantesque mutation nommée aujourd'hui « mondialisation » a complètement changé la donne économique et sociale et provoqué des phénomènes induits particulièrement importants.

L'immigration des pays du sud (essentiellement de l'Afrique) est le fruit conjugué de deux facteurs : la pauvreté au sud accompagnée de tous les problèmes qui en découlent et les richesses au nord, même si celles-ci sont parfois plus apparentes que réelles. Il n'en est pas moins vrai que, dès lors, les flux migratoires du sud vers le nord se sont intensifiés. Or, dans le même temps le ralentissement économique a provoqué une augmentation exponentielle du chômage. Ainsi, les immigrés arrivant en Europe et en France en particulier ne trouvaient-ils plus de travail comme auparavant et venaient grossir les rangs des immigrés sans emploi.

Face à ce problème, il y eut deux réactions politiques contradictoires dans notre pays : la gauche, dès l'arrivée de François Mitterrand en 1981 décida de régulariser les immigrés en situation irrégulière. Il est toujours préférable que les immigrés se trouvent en situation régulière que d'être dans la clandestinité. Néanmoins, cette mesure de régularisation massive fit l'effet d'un appel d'air et amena nombre de nouveaux immigrants à venir en France pensant pouvoir s'y établir avec la protection de l'Etat. Hélas la situation économique et sociale amena rapidement ceux-ci à déchanter.

La droite, de son côté, a constaté que ces questions préoccupaient au plus haut point nos concitoyens qui entendaient de plus en plus les arguments de l'extrême droite sur ce sujet. C'est pourquoi elle proposa une politique de fermeture des frontières pour limiter toute nouvelle immigration. On parlait alors « d'immigration Zéro ». Mais très vite chacun compris que ces mesures étaient illusoires. En effet, des peuples pauvres, malades, soumis aux guerres et aux dictatures n'ont qu'un objectif, fuir leur pays. Dès lors, des réseaux mafieux organisèrent l'entrée illégale d'immigrés clandestins. Le problème ne fut donc pas résolu pour autant.

En réalité, on constate que les politiques menées sur ce sujet depuis près de 25 ans s'attaquent aux conséquences du problème et non aux causes. Pour limiter l'immigration le meilleur moyen et même le seul est de permettre aux peuples qui souffrent de pouvoir vivre dans leur pays dans de bonnes conditions. Ceci nécessite une mobilisation générale des pays Européens pour sortir l'Afrique de la situation dramatique dans laquelle elle se trouve. Lancer de grands programmes d'investissements, encourager le co-développement, soutenir la démocratisation des pays concernés sont de vrais impératifs.

Il convient de demander la mise en place d'un véritable « plan Marshall » pour l'Afrique afin de permettre une sortie rapide de l'état de misère des peuples qui sont condamnés à quitter leur pays. Il n'y a pas d'alternative à de telles mesures pour endiguer l'immigration. Toutes les autres mesures ont échoué car elles ne traitent que les conséquences et n'attaquent pas les causes.

C'est donc vers une opération de très grande envergure qu'il va falloir s'orienter et toutes les autres politiques dites « de lutte contre l'immigration » ne sont que des opérations de communication qui n'ont strictement aucun effet. Il faut le dénoncer car les marchands d'illusions qui depuis 25 ans nous promettent de régler ces problèmes n'ont réussi qu'à les aggraver. Chacun peut hélas le vérifier aujourd'hui.

Cette question étant très importante, il nus semble utile de vous entendre sur ce sujet. C'est pourquoi nous vous invitons à réagir sur le forum mis à votre disposition.
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# Posté le dimanche 11 février 2007 15:52

Modifié le lundi 12 février 2007 09:13

Enclave des Papes....on te met à la porte?

Enclave des Papes....on te met à la porte?
Tout a commencé à l'automne par le problème de l'exploitation commerciale du label «Enclave des Papes» par nos viticulteurs. En effet, d'autres utilisateurs du vocable «Pape», venus de pas très loin, Châteauneuf en l'occurrence, contestaient l'utilisation de l'identité "Enclave des Papes" sous un prétexte mercantile. Nos viticulteurs souhaitaient légitimement mettre en avant notre terroir à l'instar de son vin.
Cet avatar, qui aurait pu sembler anachronique, est à mettre en parallèle avec d'autres faits ou événements qui le sont beaucoup moins. Ainsi, avec l'apparition du Pays, nouvelle strate administrative sans réelle existence physique, si ce n'est pour l'instant par la soif de quelques politiques décidés à en tirer avantage par le biais de subventions publiques et la préparation d'élections futures, est venue encore diluer l'image de l'Enclave des Papes. Ainsi, le vocable Enclave des Papes est masqué maintenant par celui d'une Autre Provence. Le Pays est sans unité de lieu contrairement à l'Enclave ancestrale. Ainsi, soyons vigilants à nous fondre dans des entités au risque d'y perdre son âme.
Le seuil d'alerte a pour moi été franchi récemment avec l'apparition du projet du parc régional des Baronnies. Dans ce cadre, la ville de Valréas s'est vue conférer et proposer le rôle de ville porte du parc. Vous imaginez, habitants de l'Enclave, la signalétique annonçant «Ici commence le Parc des Baronnies»?
Bien entendu nos édiles, probablement à court d'idées pour relancer la dynamique de l'Enclave, ne contestent pas la chose et l'Office du tourisme peut-être lui en manque de solution a étudié l'affaire et avalise le concept de ville-porte. Attention, à force d'être condamnés au suivisme, on va bien finir par la fermer...la porte!
Enclave des Papes quand tu nous tiens!

Myriam Henri GROS
Valréas
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# Posté le dimanche 11 février 2007 15:00

Modifié le lundi 12 février 2007 08:32

« Interdiction de fumer » !

« Interdiction de fumer » !
Il y a quelques mois, lorsque le projet d'interdiction de fumer fut lancée au Parlement, l'idée fut accueillie fraîchement par certains Députés qui craignaient plus les réactions négatives de leurs électeurs qu'ils ne contestaient le bien fondé d'une telle mesure. Car, en réalité, les mesures préconisées en la matière ont d'abord et avant tout une motivation de santé publique.

Les uns se voyaient confrontés aux buralistes dont la situation est effectivement difficile depuis que la chasse à la fumée a commencé, il y a quelques années. Il faut aider ces professionnels à se reconvertir en élargissant les produits qu'ils doivent pouvoir proposer à leurs clients. En effet, les buralistes sont des commerçants de proximité qui, outre le tabac, rendent de multiples services, et notamment au fisc, en vendant les fameux timbres-amendes, ce qui n'est pas pour plaire aux consommateurs, mais qui trouvent pratique néanmoins de pouvoir s'acquitter de leurs infractions à proximité de chez eux.

Les autres pensaient qu'une telle mesure les rendrait impopulaires auprès de leurs électeurs fumeurs qui leur reprocheraient de les priver de leur passe-temps favori. Il fallait donc envisager de limiter l'accès à la cigarette sans déplaire à ceux qui la consument ! C'était la quadrature du cercle. En réalité, face au danger de santé publique que représente le tabac, il fallait trancher dans le vif et ne pas tomber dans le piège car sinon il était impossible d'avoir une attitude positive tendant à protéger des vies.

Il fallait pour cela regarder autour de nous ce qui se passe. Il y a bien sûr l'exemple Américain où des mesures anti-tabac extrêmement sévères ont été prises. Songez que dans certains Etats, il est même interdit de fumer sur le trottoir situé devant un hôpital ! C'est peut-être un peu excessif mais cela démontre la « guerre » que les Américains, pourtant producteurs des plus grandes marques de cigarettes, on décidé de mener contre le tabac. D'autres exemples plus proches de nous ont également montré la voie. L'Irlande des pubs enfumés a décidé de l'interdiction du tabac dans tous les lieux publics. Les tenanciers craignaient pour l'avenir de leurs établissements. Et bien, aujourd'hui, chacun s'accorde à reconnaître qu'aucune baisse de fréquentation n'est à déplorer. Encore plus près de nous, en Italie, l'interdiction du tabac est effective. Au lancement de cette mesure, chacun pariait sur le caractère latin des Italiens qui ne respecteraient pas une telle prohibition. Et bien l'Italie est bien plus vertueuse qu'on ne le dit puisque désormais on ne fume plus dans les lieux publics Italiens et personne ne s'en plaint vraiment.

On peut faire le rapprochement avec les mesures qui ont été prises au fil des ans pour améliorer la sécurité routière par exemple : limitation de vitesse, ceinture bouclée, interdiction de téléphoner en conduisant, etc. Au début chacun rechignait devant autant d'interdits. Et puis la courbe des accidents et de son lot de morts et de blessés sur les routes s'est mise à chuter. De 13.000 morts, les statistiques tombent en dessous de 5.000, c'est-à-dire un résultat spectaculaire. Moyennant quoi, les mesures sont désormais entrées dans les m½urs, les comportements des automobilistes ont changé et chacun s'en porte mieux.

Entre deux maux il faut choisir le moindre et celui de la sécurité, de la santé, de la vie nous semble beaucoup plus important que celui de la fantaisie irresponsable qui tue. C'est là un vrai sujet de société dont il convient de débattre pour faire en sorte que la raison l'emporte sur l'égoïsme propre à chacun d'entre nous.
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# Posté le dimanche 11 février 2007 14:57

Modifié le lundi 12 février 2007 07:30